
C’est la rentrée ! Pour cette rentrée 2026, une peinture en forme de rappel : notre valeur ne dépend pas de notre relative réussite dans le monde. C’est souvent difficile de s’en souvenir dans le monde ultra-concurrentiel dans lequel nous vivons. Mais c’est la base de la liberté, du bonheur et de la paix dans les coeurs.
Il peut sembler étrange pour une Française de mettre un mantra en anglais, surtout celui là : la notion n’existe pas en français. En effet, « I am worthy » qu’on peut traduire par « Je suis digne » n’a pas d’équivalent dans la culture française. La valeur d’un être n’est jamais mise en doute. Être un incapable, un coupable, un fou c’est possible mais certainement pas un indigne. En revanche, on peut s’estimer indigne de, notamment quand il s’agit d’éloges ou de récompenses. Mais cette notion si fréquente outre-atlantique de devoir prouver, montrer qu’on est digne, non pas digne de mais tout court, n’a aucun sens dans ma langue.
D’où vient l’inspiration ?
C’est en partie ce qui explique que le mantra (parce que c’est le but de cette phrase) soit en anglais. Mes mantras sont souvent dans la langue où ils résonnent le mieux. C’est d’ailleurs pour cette raison que lorsque je traduis mes textes, ce n’est jamais une traduction littérale. Je préfère garder l’esprit plutôt que la lettre. (un petit exemple ici si ça vous amuse)
L’autre niveau d’explication est que la phrase vient d’une discussion avec une amie anglophone. Nous discutons toujours en anglais, c’est notre langue commune. À la fin de la discussion, elle a fini par admettre que oui, la réussite ou l’échec de ce qu’elle entreprend cette année ne devait pas décider de sa valeur en tant qu’être humain. La phrase exacte était « I am worthy whether i succeed at this or not ». Vous remarquerez que je l’ai rendue nettement plus absolue dans mon mantra
Je l’ai peint dans la nuit, en alternant temps de séchage/sommeil et période de peinture. Parfois le timing est primordial et je voulais que la phrase s’imprime dans sa tête le plus vite possible. Mais je voulais aussi jouer sur mes propres souvenirs, transcrire l’impression que j’avais eue en lisant cette phrase pour la première fois.
Un symbole plus qu’une représentation
Comme souvent avec les tableaux qui comportent du texte, le dessin figuratif est là pour rehausser le symbole. Quand cette notion est acquise, on entre dans le renouveau et l’ouverture. Si on est capable de ne plus lier son bonheur à la réussite, on est heureux tout le temps. C’est l’un des plus importants enseignements du bouddhisme. Se détacher des choses matérielles et des émotions qui nous tirent vers le bas est la première pierre sur l’édifice de notre sortie du samsara (le cycle de la souffrance et des réincarnations)
Cette découverte d’un monde inconditionnel, où la joie est toujours présente, même au plus profond du malheur est souvent vécue par les méditants comme une renaissance. C’est pourquoi je tenais à ce qu’il y ait un lien à la nature, aux fleurs dans ce tableau. La main est ouverte parce que c’est le signe universel de la paix, tendue vers le ciel auquel elle aspire
Grâce à cette découverte, la main dépasse la barrière qui la retenait, elle peut enfin être libre. Libre de créer, libre de construire, libre d’aimer. C’est ce que contiennent ces quelques mots : personne ne peut revendiquer une liberté dont il ne se sent pas digne. Le premier pas, c’est de se rappeler que nous sommes tous des étincelles divines, des poussières d’étoiles qui brillent dans l’univers. Nous sommes là pour vivre et transmettre la lumière, pas pour répandre et croupir dans les ténèbres.
Et la spontanéité ?
Je dis souvent que je commence une oeuvre et que je la laisse prendre son envol, devenir quelque chose d’autre. C’est aussi le cas pour celle là. Le style de la barrière, la forme des fleurs, leur couleur (au départ, elles devaient être roses), tous les détails sont venus s’agencer de leur plein gré. Et les petites paillettes à la fin pour mettre en valeur les lignes de la main, c’était complètement improvisé ! L’objectif est une émotion, une impression, pas une reproduction de la réalité. Bon, on a bien une expression qui dit qu’être doué en jardinage, c’est avoir la main verte mais normalement, ce n’est pas littéral
Alors, si vous souhaitez mettre ces mots dans votre quotidien d’une façon marquante pour bien entamer cette rentrée 2026, ce tableau existera bientôt en plusieurs formats pour satisfaire le plus grand nombre.



